- Le Mahabarata -



Bhagdava Gita
- Illutration du Mahabarata -


La Srimad Bhagavad Gita, ou "le Chant Divin du Seigneur ".


est une partie du Mahabarata, l’une des grandes épopées de l’Inde. De par le trésor de sagesse qu’il contient, le Mahabarata est appelé " le cinquième Veda ". La rédaction de la Gita est attribuée à Vyasa, le compilateur légendaire du Mahabarata. A cette époque donc, prospérait au Nord de l’Inde un royaume, Bharata, qui était régné par Pandu, le plus jeune de deux frères. L’aîné en effet, Dhrtarastra, ne pouvait monter sur le trône, car il était aveugle depuis sa naissance.

 

Le roi Pandu était marié à deux épouses, Kunti et Madri. La première eut trois fils : Yudhisthira, Bhima et Arjuna. La seconde femme eut deux autres fils, Nakula et Sahadeva, des jumeaux. Dhrtarastra, par contre avait épousé Gandhari, qui par respect pour son mari aveugle, s’était volontairement bander les yeux, et ainsi elle partageait son sort.

 

Un jour le roi Pandu tua tout accidentellement un brahmane, et pour expier cette faute, il décida e se retirer dans la forêt et d’y accomplir une vie d’ascèse. Ses fils furent confiés aux soins de Bhisma, l’oncle de Pandu et de Dhrtarastra. Ce dernier plus tard devint roi à la mort de Pandu. Le maître d’armes des fils de Pandu :les Pandavas et de ceux de Dhrtarastra : les Kauravas ,était le brahmane Drona. Les fils de Pandu et de Dhrtarastra grandirent et furent élevés ensemble ; cependant,  l’aîné des Pandavas, Yudhisthira, étant accepté par tous, fut considéré l’héritier légitime au trône.

 

Au fil de l’histoire, les Pandavas et les Kauravas développèrent leurs compétences respectives. Yudhisthira était l’incarnation même de la vérité, de la vertu, de l’honnêteté. Bhima était d’une force surhumaine et toujours prêt à se battre. Arjuna, ami, disciple et dévot du Seigneur Krishna, incarnait l’idéal de l’héroïsme et de l’esprit chevaleresque. Tous les frères des Pandavas se distinguaient par la noblesse de leur caractère, et ils firent preuve par la suite de courage et de tolérance quand vinrent les épreuves. Les frères Kauravas par contre, au nombre de cent, étaient tout le contraire. L’aîné, Duryodhana était méchant, cruel et d’un esprit tortueux. Il savait absolument   et depuis très longtemps que son rival pour le trône était Yudhisthira, de là sa jalousie grandissante.

 

Le jour arriva où Yudhisthira fut couronné comme prince héritier, ce qui provoqua la joie par tout le royaume, grâce à sa droiture et bonté. Duryodhana, jaloux, monta un complot pour faire périr les cinq Pandavas. Le plan fut favorisé par le roi régnant Dhrtarastra, qui attaché à son fils ne pouvait résister, échoua. Les frères Pandavas n’osèrent pas retourner rapidement à la cour, par crainte des persécutions. Ils habitaient la forêt pendant un certain temps, et c’est lors de ce séjour qu’Arjuna obtint la main de la princesse Draupadi, grâce à sa manipulation extraordinaire de l’arc. Tous retournèrent ensuite à la cour de Dhrtarastra en exigeant que justice leur soit faite. Ils demandèrent que la moitié du royaume leur soit donnée, et Dhrtarastra accepta, cependant sous l’impulsion de Bhisma.  Les Pandavas élevèrent leur nouvelle capitale Indraprastha "près de la Delhi actuelle". Le royaume de Yudhisthira, bien gouverné, devint rapidement prospère. Le Seigneur Krishna était l’ami des Pandavas, et il conseillait Yudhisthira dans son administration. Arjuna avait aussi épousé Subhadra, la sœur de Krishna, et c’est ainsi que les deux amis devinrent très proches.

 

Duryodhana ne pouvait supporter de voir la prospérité de ses ennemis, et son envie ne connut plus de bornes lorsqu’il fut invité au couronnement du roi Yudhisthira. La gloire du roi Yudhisthira, et la splendeur de sa capitale Indraprastha, lui devenaient  intolérables et il jura de causer la perte des Pandavas. Dans ses plans obscures, il fut aidé par son oncle Sakuni : ce dernier jouait aux dés, érudit dans l’art de tricher et de gagner bien attendu. Duryodhana invita Yudhisthira à une partie de dés. Yudhisthira s’y rendit, attiré par l’amour du jeu. Sakuni jouait pour Duryodhana, et inévitablement gagna. Dans sa faiblesse, Yudhisthira peu à peu mit en jeu tout ce qu’il possédait, y compris son royaume, ses frères, et même son épouse!

C’était le triomphe de Duryodhana grâce à Sakuni, tout en insultant les Pandavas devant toute la cours horrifiée. Finalement, Dhrtarastra accorda la pleine liberté aux Pandavas, et tous s’en retournèrent.


 

Duryodhana en fureur, ne pouvant pas tolérer ce retournement de situation, persuada son père d’inviter les Pandavas à une nouvelle partie de jeu de dès. Le perdant devrait cette fois partir dans la forêt, et vivre une vie d’austérité pendant douze ans, et rester inconnu la treizième année, au risque sinon de devoir encore mener cette vie pendant douze autres années. Yudhisthira accepta la partie de dés et l’enjeu, et de nouveau perdit !

 

Les frères Pandavas vécurent douze ans dans la forêt, pratiquant des austérités, rencontrant des sages, en écoutant leur enseignement. Puis ils passèrent la treizième année de leur exil au royaume dur roi Virata, sous des déguisements divers : Draupadi en servante de la reine, et Arjuna en eunuque maître de danse, Yudhisthira en courtisan du roi, le distrayant par son habileté aux dés, et Bhima en cuisinier. Cela leur réussit de ne pas être découverts pendant cette dernière phase et treizième année de leur exil, et cela malgré les recherches acharnées de Duryodhana, les Pandavas revinrent à la cour de Dhrtarastra réclamant leur royaume. Duryodhana refusa encore de leur donner le moindre morceau de territoire. Il fit des alliances avec d’autres rois puissants en vue d’une guerre éventuelle. Le Seigneur Krishna fit des tentatives de réconciliation, mais Duryodhana ne céda point et son père n’eut pas le courage ni l’intelligence de l’arrêter dans cette folie. La guerre fut ainsi inévitable.

 

Le Seigneur Krishna joua un rôle majeur dans ce conflit de longue haleine, bien qu’Il prit le parti de ne pas combattre. Sollicité à la fois par les Pandavas, il donna à Duryodhana son armée, et à la demande d’Arjuna, il accepta de conduire son char pendant la bataille. Les armées se trouvèrent le jour dit sur le champ de bataille du Kurukşetra, et Arjuna demanda alors au Seigneur Krishna  de mener son char au milieu des deux armées, afin qu’il puisse évaluer les forces présents. Quant-il fit l’armée adversaire, puissante et remplie d’amis et de parentés, Arjuna fut saisi de malheur et son seul et unique recours fut de se tourner vers son ami Krishna, et c’est ce que constitue en forme de dialogue, " la  Bhagavad Gita". La grande guerre du Mahabarata fut effroyable, et les Kauravas furent complètement anéantis. Yudhisthira, pendant trente-six ans, régna avec justice sur le royaume réunifié et prospère.

 

L’effort de l’homme a sa place dans l’abandon total au Suprême Absolu ; abandon qui ne sait être dénué n’intention ni d’effort. La doctrine de la Grâce Divine ne doit pas s’interpréter comme une élection spéciale ; car, une telle conception contredirait la tendance générale de la Gita à affirmer que le Suprême Absolu est  identique pour tous les êtres . Donc, ne cherchez le Suprême Absolu, ni dans un lieu, ni dans l’espace. Fermez les yeux de votre corps, enchaînez votre imagination, et descendez en vous-même par la méditation, louange et prière : vous êtes ainsi en communion avec le Suprême Absolu.

L’homme est contemplatif par destination et par structure, et d’une connaissance innée qui participe à celle du Suprême Absolu Lui-même, par l’œil de la foi le voyant face à face dans la ferveur d’une création parfaite visible et invisible, l’amour béatifique. Le connaître, c’est l’objet suprême de notre intelligence faite pour la Vérité Une, et L’aimer, c’est le tout de notre volonté avide du bien.


 


 

La Méditation dans la Gita :

 

Le yoga sous les formes proposées dans la Gita ne peut être considéré uniquement comme un acte précis, d’une durée plus ou moins courte, mais présuppose la vie entière, dans les enceintes de l’ermitage ou ashram, ou en-dehors dans la vie familiale et de la société, tous se consacrant à l’exercice spirituel pour finalement atteindre le " Nirvana "la libération des cycles incessants de transmigration".

En effet, celui qui entreprend cette voie, est saisi d’un intense désir de libération. Il s’y prépare par une vie intègre et d’austérité, pour certains même ascétique, baignée dans la ferveur et la générosité de l’esprit, suivant les grands principes moraux (yama) propres aux ascètes et les observances (niyama) diverses décrétées par le ‘dharma’ de chacun.


 L’homme sage  doit toujours observer le " yama ",
mais non le " niyama ", car celui qui

n’obéit pas au premier,
 alors qu’il observe le second, devient un proscrit.



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